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Tanguy Rouault

mercredi 8 décembre 2010

4 au 7 décembre - Chile : parc Torres del Paine

Le parc est immense autour de grandes montagnes, et propose diffenrents circuits. Le grand tour, qui fait 8 jours environ, le fameux W qui est le plus connu avec sa forme de W dans tris grandes vallées. Celui-ci dure entre 4 et 5 jours. Et des circuits d'une journée sur les deux extrémités du W. 
J'ai choisi de le lancer dans le W qui me paraissait le mieux en fonction du temps que j'avais, et 8 jours ça fait quand même long je trouve!! 

- Premier jour : treck jusqu'au Torres, 9km, 6h. Temps ensoleillé, ciel bleu et vent fort.  

Départ ce matin a 7h30 de l'hôtel en direction du parc. Tout mon backpack est prêt, il ne reste plus qu'a comme on dit. La route dure deux heures et est magnifique. Il faut évite de dormir pendant le temps de bus, car il y a beaucoup de belle choses a voir... C'est pas évident a cette heure ci... 
L'arrivée au parc est en effet magnifique. On appercoit tout d'abord le sommets des tours, cachées par les collines, puis d'un coup on les voit au loin magnifiques, avec decant un très beau lac tout moutonné par le vent.
J'avais le choix entre deux entrée. La première est a l'est du parc et débute par les tours. La seconde nécessite de prendre un bateau et debute par l'ouest aux glaciers. Le temps est rarement beau et il est difficile de bien voir les tours sans nuages, j'ai donc choisi de commencer par celle-ci car le temps était vraiment ensolleille et le ciel bleu. 
Le bus nous dépose a l'entrée du parc ou on paie et s'enregistre, puis on peut marcher une heure et demie ou prendre un bus en racourcis, avent de débute le treck vers les tours. On arrive alors en bas, au milieu d'hotels et de campings. 
Le treck nous met directement dans l'ambiance. Il commence déjà en pente et monte bien sur plusieurs kilomètres. De plus il fait chaud!! Mais le vent est frais! Enfin avec mon sac d'une quizaine de kilo sur le dos au soleil, on a très vite chaud en marchant. 
La premiere partie est assez jolie. C'est assez sec, presque que des buissons ou arbres secs avec de belles fleurs rouges. La vue derrière nous sur la vallée et le lac est exceptionnelle. Ça compense les première difficultés a monter! J'ai du faire plusieurs pauses car c'était vraiment physique de monter tout ça avec le sac, et le soleil cognait vraiment. 
Je suis arrive deux heures après au Chileno. C'est le refuge de ce premier treck. On y accède qu'a pied ou a cheval, et il y a des dortoirs, un endroits pour camper, des douches et un restaurants. 
Bien sur je ne m'y suis pas arrête, je ne suis pas la pour prendre des douches ou dormir dans un bon lit! Ça sera pour dans 4 jours!! Aie, ça va être long. 
La seconde partie du treck est totalement differente. On se retrouve dans la forêt. C'est très vert, beaucoup d'arbres et c'est très humides. Il y a pleins de jolies ruisseaux qui passent desquels on peut prendre l'eau. Ce passage est vraiment très beau et peu vente. Durant la première etape, en m'approchant du refuge il était parfois difficile de tenir debout avec le vent soufflant très fort et accrochant mon sac! J'ai pour l'instant eu de belles pointes a 40 noeuds de face en montée et c'est que le début!
On arrive ensuite au campement Torres qui n'est plus qu'a deux heures max allez-retour des tours. Il a la particularité d'être gratuits! C'est plutôt joli et bien fait. Pleins d'emplacements de tentes bien démarques dans la forêt. Il y a une cabane dans laquelle vit un gardien, un toit pour cuisiner a l'abris du vent et des toilettes! Parfais! 
Je m'y suis donc installe, j'ai essaye de comprendre comment monter la tente, avant de le rentre aux torres. 
Les Torres sont la principale attraction du parc. Il s'agit de trois immenses tours très hautes. Je ne sais pas trop comment elles se sont formées, mais j'ai entendu dire que c'était au paravant un glacier, d'où le nom Paine qui veut dire bleu je crois en indien. Le treck amenant aux tours est d'une heure depuis le campement et est assez difficile. C'est très pentu et ce n'est au bout d'un moment que de la pierre, du rocher, de la poussière. Ça peut même s'avérer dangereux parfois a cause du vent quand on marche en plein en travers de l'immense pente. Mais ça vaut vraiment le coup! L'arrivée est spectaculaire. Il s'agit d'immenses falaises au dessus d'un lac avec ces grandes tours au dessus face a nous. La, il y a comme un frisson qui nous traverse, et d'un coup, on comprend pourquoi on a autant galère aujourd'hui. Je suis reste une bonne heure devant le lac et les tours, a regarder tous les détails, a simplement admirer, ou a le mettre a imaginer comment c'était avant et comment ca s'est forme. L'ambiance en haut est assez rigolote. Il y a pas mal de monde, assis sur ou derrieres les rochers a l'abris du vent, complètements abasourdis et bien fatigues par la journée. On se met facilement a discuter avec les gens, on se propose de se prendre en photo, c'est plutôt sympa. Je suis donc reste la, admirer le paysage, me sentir minuscule a cote de ces trois immsenses grandes tours, a regarder la neige au loin tomber dans le lac, et repenser a tout les beaux kilomètres que j'avais parcourrus depuis septembre. 
J'ai ensuite rejoins le campement pour me changer et me faire a diner. Menu du jour : sandwish salami fromage en entrée, purée avec thon en plat principale et carre de chocolat au dessert. Tout le monde cuisine ensemble et dine ensemble sur quelques rondins de bois dans l'abris, c'est plutôt sympa, on regarde tous ce que mange l'autre avec curiosité, envie ou dégout, c'est très rigolo. Ça m'a donc permit de rencontrer pas mal de gens qui terminaient le grand tour. Ils avaient l'air tous creuves mais super heureux avec les petites bouteilles de rouges qu'ils avaient achetés au refuge pour feter la fin du treck. Le grand tour a l'air spectaculaire mais est très physique et dans des conditions parfois dures. A un endroit, ils avaient de la neige jusqu'au hanches pendant une heure! Ils n'ont d'ailleurs pas été gates par le temps, aujourd'hui était leur premier beau jour... J'espère que ça sera mieux pour moi...!
Après avoir donc discuter avec ces allemands, hollandais, espagnols, belges, anglais... Je suis allé me coucher, a 8h30, completement mort! Un peu d'écriture dans mon sac de couchage, puis je vais tranquilement m'endormir bercé par le souffle du vent (un peu fort quand même) et dans la lumière du jour encore. 


- Second jour : campement des Torres jusqu'au campement italiano. 
25 kilomètres, neuf heures, pluie, soleil, beaucoup de vent. 

Levé a 8h, avec beaucoup de difficultés a sortir de mon sac de couchage en entendant la pluie et le vent. La première est principalement du crachin, elle s'est calme le temps du petit dej ou j'ai retrouve mes amis de la veille, puis a redémarré quand j'ai range ma tente. Pratique. Je suis donc parti vers 10h pour une journée longue et très difficile. 
J'ai commence tout d'abord par redescendre ce que j'avais monte la veille. Mes pieds ont commence a me faire très mal. Je ne sais pas si ce sont mes chaussure ou mes chaussettes, mais l'avant des pieds au dessous me faisait horriblement mal et le chauffaient beaucoup. Arrivé au refuge chileno, c'est a dire moins d'une heure après le départ, je voulais presque abandonne et reprendre le bus. De plus, le vent était vraiment très fort. Le chemin peut être dangereux car ce sont parfois de grandes pentes sur plusieurs centaines dr metres en dessous ou le vide. Je me suis retrouve une fois bloque a devoir m'allonger pour résister au 40 ou 50 noeuds qui me poussaient avec mon sac lourd vers le vide! La j'avais peur et voulait d'autant plus descendre prendre le bus!   
Je me suis motive et ai pris le raccourci menant sur le treck de las Cuervas. Celui ci évite de redescendre vers le village et les hôtels et fait gagner une heure environ. Il est plutôt joli, en descente sans arbres mais avec de beaux buissons et de très belles fleurs rouges. Il y a de plus une vue spectaculaire sur la montagne enneigée. Il y a fait plutôt chaud malgré les grosse rafales de vent. 
Je suis une heure après arrive sur le chemin pour Los Cuernos. Celui-ci dure environ 4h depuis la fin du raccourci et est spectaculaire. Il longe d'un cote un grand lac et de l'autre les montagnes. Le chemin est cependant assez long et très très vente!! 
Mon sac y a commencé a me faire très mal au hanches et au bas du dos. Je l'avais reglé de façon a ne pas avoir mal aux épaules. 
Le chemin a été pour moi très long et très très difficile. Tout d'abord je marchais seul, ensuite j'avais vraiment mal a cause de ce gros sac et enfin j'avais encore très mal aux pieds. Bref rien de bien positif. J'essayais neanmoins de le concentrer sur la route et sur mes forces, mais c'était vraiment dur et je devais m'arreter au moins deux fois par heure. 
On croise pas mal de monde sur la route c'est sympa, j'ai vu quelques groupes de gens qui allaient du même endroit jusqu'au même endroit que moi. Chacun a cependant un rythme différent, et je n'ai pas réussi a m'accrocher alors a un groupe. 
J'ai donc continue, souvent bien plus dans la souffrance que dans l'extase devant ce paysage magnifique. Mais j'avais très mal et j'étais très fatigue. J'ai plusieurs fois regrette de ne pas avoir abandonne, regrette d'être partis dans cette idée folle de faire un treck de 4 jours alors que ne n'en avais jamais fait. Pendant près de 4 heures, c'est a dire jusqu'au refuge des cuervas (arrivée 16h env), je n'ai pas apprécié le treck comme j'aurais du. Je le savais et cela m'ennervait d'autant plus. Je m'en voulais d'avoir pris autant de chose dans mon sac, je m'en voulais d'avoir mal. Je me suis plusieurs fois surpris a crier, contre le vent, la pluie, ou surtout contre moi. 
La pluie n'est pas désagréable. C'est du crachin, ça ne dure jamais très longtemps et c'est plutôt raffraichissant. De plus, les vêtements sèches de suite grace au vent. 
Ce dernier par contre est un gros obstacle. Il vient par raffales, jusqu'à 50 noeuds je pense. Lorsqu'une raffales arrive, il faut se baisser, s'accrocher a ses bâtons et attendre. Je me suis fait une seconde fois bien peur quand je le suis fait renverser par un coup de vent. J'ai eu l'impression de le prendre un camion dans la figure tellement c'était fort. J'ai été éjecte en arrière et mes lunettes de soleil ont volées. Ce qui m'a fait le plus peur était que j'etais au dessus d'une falaise. J'ai donc été plaque sur le sol colle a mon sac qui voulait se faire la malle avec le vent, a devoir m'accrocher a les bâtons pendant trentes bonnes secondes qui m'ont parrut longues! Au final rien de casse, plus de peur que de malmais dieu ce que c'était impressionnant.
Il faut donc faire constamment attention car le vent est très fort. 
En arrivant au refuge de los cuernos, j'étais épuise et n'avais qu'une envie, celle de m'y arrêter. Mais le campement d'après etait mieux place par rapport a la journée de demain, il était gratuit et plus abrité du vent. La motivation a été très très dure a trouver. J'avais vraiment mal partout. Mais ce sont deux américaines de mon âge, super dynamiques qui m'ont donné un peu d'énergie (inconscement et ensuite consciement au travers d'un bonbon concentré de caféine). J'ai regarde autour de moi, tout le monde était dans mon état ça l'a rassuré. A part les deux americaines peut être qui avait l'air d'avoir encore beaucoup de forces!! On a été plusieurs a continuer vers le campement italiano, c'est a dire deux heures et demie de marches en plus. 
J'ai alors suivi les americaines qui m'ont vraiment entrainées dans leur rythme. J'ai alors trouve ça beaucoup plus simple et plaisant. Certes, j'avais très mal partout encore, mais faire la route avec un groupe est vraiment beaucoup mieux. Leur rythme était plutôt dynamique, plus que le mien, mais j'ai réussi a les suivre. Je m'arretais souvent avec elle pour prendre des photos. Elles etaient toujours motivées! C'est peut être ça la principale différence entre marcher seul et en groupe, c'est que seul je me démotive bien plus vite et ai du mal a le remotiver. J'ai alors pu apprécier le paysage. Le lac était devenu magnifique, avec les nuages d'eau qui volaient par dessus avec le vent. A un moment, on marche sur la plage du lac, souffle par le vent, cette fois sans grand danger. Les montagnes étaient impressionnantes. Toujours formées bizarrement, comme coupées a plusieurs endroits. Pleins de cascades descendent de celles-ci et on y voit aussi très souvent de belles avalanches. Je commençais même a trouver belles les grosses collines que nous devions monter! On traverse pleins de ruisseaux desquels ou il faut marcher de pierres en pierres ou mettre les pied dedans. On peut y remplir ça bouteille d'eau, c'est frais! 
Nous sommes finalement arrive au bout de deux heures. J'ai eu beaucoup de mal a la fin tout de même et le suis vraiment ecroulé sur la place de camping. Quelques minutes pour me remettre des neuf heures de marche (et oui il était déjà 19h!), puis il a fallut se motiver pour monter la tente, ses changer car j'etais tremper de sueur, et se faire a manger. 
Me voilà dans la tente, j'ai mal partout, a chaque fois que je me lève je met plusieurs mètres avant de pouvoir marcher normalement. J'ai découvert une belle ampoule d'ailleurs sur mon gros orteille, je crois que je vais douiller demain.
Bien que cette journée était très difficile pour moi, je suis content de ce que j'ai fait. Moi qui était prêt a abandonner au bout d'une heure de marche, j'ai réussi a en faire neuf et a ne pas m'arrêter dormir a los cuernos pour retrouver le campement italiano a l'entrée de la vallée francaise que je suis censé faire demain, mais si le temps n'est pas trop nuageux car dans ce cas on ne voit rien. Je vais cependant pouvoir laisser mon sac dans le campement car c'est un allez-retour de cinq heures qui passent forcément pa le camps. Ça fait long quand même... Enfin on verra mon état demain matin. Pour l'instant je suis explosé, j'ai mal vraiment partout, et je vais me coucher!


- Troisieme jour : Vallée francaise puis Italiano jusqu'à Paine grande
6 heures de marches, 18km. Temps degagé, pluie, neige, beaucoup de vent. 

Je me suis levé plutôt en forme ce matin. Je n'avais plus mal nul part, sauf a ma petite ampoule sur le pied! Je me suis réveille tranquilement en entendant la pluie dehors, puis petit dej avant de commencer le treck de la vallée francaise. Celui-ci part du campement Italiano et finit sur un mirador 2h30 ou 5,5 km plus loin. C'est un cul de sac, il faut donc revenir par le campement pour repartir. C'est la raison pour laquelle j'y ai laisse mon sac dans ma tente encore montée. Ce treck nécessite un temps plutôt Claire, j'avais donc peur avec la pluie que toute les montagnes soient cachées. Mais je suis quand même parti en me disant qu'avec le vent de toute façon le temps change toute les dix minutes. Ce qui est vrai.

J'ai donc commencer a marcher une bonne heure avec mes deux amies americaines. Elles avaient un rythme plutôt rapide, voir très rapide qui m'a bien amusé au début mais vite épuisé. Le treck commence principalement sur des cailloux ou rochers qu'il faut grimper et sauter sans se tordre la cheville, et grimpe pas mal. Il longe une rivière au milieu de la vallée francaise.  
Arrivé au mirador du milieu, on peut commencer a voir a quoi ressemble la vallée. Il s'agit d'un long couloir entre deux gigantesques montagnes. D'un cote une enneigée avec de gros glaciers, de l'autre une tour impressionnante avec un haut noir et un corp claire. C'est pluie impressionnant d'autat plus qu'on voit derrière nous le lac longé hier. 
Je me suis bien reposé devant la vue, les filles sont parties a leur rythme devant et je me suis attaché a un couple franco-malaisien bien gentil, pour aller jusqu'au dernier mirador. 
On se met alors a traverser les forets, puis encore des rochers, puis la foret, c'est plutôt sympa. Il faisait plutôt froid cependant, laine polaire, blouson, bonnet et gants ont été plutôt agréables. Je suis donc arrive deux heures et demi apres au campement britanico. C'est aussi un campement gratuit mais seulement les plus courageux s'y rendre car faire le treck avec son backpack est plutôt difficile. 
Nous sommes vite arrives au mirador. Il a fallut dans les cinq dernières minutes faire de l'escalade pour l'atteindre. Il faut le mériter!
C'est alors la surprise. On se trouve en hauteur, au milieu d'une sorte de cirque géant. Tout autour de nous ce ne sont que d'immenses montagnes qui semblent nous observer. On pourrait presque se croire dans le cirque de dieux qui nous regardent comme des gladiateurs. Nous avons eu pas mal de chance car le temps s'est alors bien dégagé, enfin ça change tout le temps ici. Je suis reste une bonne grosse demie heure, abasourdie par la beauté du paysage. On se sent minuscule s'est incroyable. De plus, il n'y avait pas beaucoup de monde en haut car le treck n'est mas super facile et beaucoup de gens abandonnent aux premiers mirador (ce que j'ai faillit faire en voyant le temps... Ça aurait été stupide!). J'ai alors rencontre un couple d'américains avec qui j'ai fait le trajet du retour, sous la neige!! Oui, le temps ici est vraiment bizarre! Nous étions vraiment heureux d'avoir pu assister a un tel spectacle et d'avoir eu la chance de voir toutes les montagnes. Nous avons passe le retour a discuter de tout et n'importe quoi (comme dab). Ils étaient partis il y a trois ans de San Francisco pour faire le tour du monde pendant quatre ans. Des americains vraiment sympas, ont a pu parler de clichées, politique, économie, social, voyages,  c'etait vraiment intéressant. Arrive alors au milieu du retour (qui est le même milieu que l'aller!), nous avons eu la chance d'assister a deux immenses avalanches sur la montagne en face de nous. On en entend tout le temps, mais je ne les avais pas encore vu et c'est vraiment impressionnant!! Deux en plus!! J'ai applaudi a la fin tellement c'était beau! Je ne l'aurais certainement pas fait si j'étais de l'autre cote de la montagne, juste en dessous. 
Nous sommes alors rentre au campement, après 5 heures de marche. Cela faisait vraiment du bien de marcher dans son sac! J'ai alors remanger un peu (il était déjà 15 heures), ai défait la tente et suis parti en direction du camps de Paine grande. Reprendre la route après 5 heures de marches plutôt actives, avec son sac n'est pas évident! Enfin ça n'était que pour deux heures. Le treck n'a pas été compliqué, il est même plutôt plat, mais les deux heures sont longues. La vue est magnifique, on quitte la vallée francaise et on voit les grandes tours des Cuernos derrière nous avec un magnifique lac devant. J'ai commence la route tout seul et ai réussi a rattraper un groupe d'une petite dizaine de personne que j'ai pu suivre. C'était plus facile pour moi. J'ai recommencer a avoir très mal aux pieds, comme s'ils brulaient dans les chaussures, pas très agréable. A la moitié du treck le vent, le terrain était plutôt plat et le vent a commencer a souffler de plus en plus fort nous sortant du chemin a chaque raffale! 
Arrive au camping, j'etais HS. Je ne pouvais presque plus marcher tellement j'avais mal au pied et aux jambes! Le camping est payant. C'est en fait un refuge, enfin plutôt un hôtel restaurant. Il a des douches (hum j'en reve!), toilettes (avec gravé a l'intérieur sur la porte Allez le FC Lorient!! Ca m'a fait vraiment tripper!!) et cuisine. Il est par contre remplis! C'est la ou arrive et part le bateau amenant a l'entrée du parc, que je prends demain. Le camps est assez plat et donne une belle vue sur los cuernos et le lac c'est très joli. Il est cependant très venté!! La nuit va être sportive! Je vais le retrouver dans le lac!! 
Je me suis donc assis quelques minutes après avoir monte ma tente et en le relevant j'ai vu que je ne pouvais presque plus marcher ou tenir sur mes jambes! C'est assez rigolo car j'ai très mal, mais je me dis que c'est le résultat d'une superbe treck et que je ne regrette en rien de l'avoir fait donc la douleur ne me dérange pas, même si j'ai probablement l'air bizarre quand je marche! Je ne peux d'ailleurs plus plier ma jambe gauche tellement j'ai mal au genou! Ce qui me fait peur , c'est que je suis tellement content de moi, content d'avoir réussi a marcher autant, avec ce sac, que j'en apprécierait presque la douleur!!
Bref, je suis allé prendre une bonne courte douche d'eau presque chaude que j'ai quand même bien apprecié. J'ai pu enlever la terre que j'avais partout sur le visage, la terre soulevée par le vent qu'on bouffe toute la journée. Je suis allé diner avec des écossais qui avaient fait le même trip que moi. C'est assez sympa car on se suit tous dans la journée a différente allure et on se retrouve le soir. La cuisine est assez suprenante, il n'y a pas beaucoup de tables, mais elle est complètement remplis, les gens se marchent presque dessus! Ça fait vraiment bizarre après deux nuits plutôt calmes et des journées seul dans la nature. Il n'y avait d'ailleurs preque que des jeunes israéliens de mon âge, bien bruyants! On croise alors les gens qui arrivent, aussi excite que moi lors de mon premier jour. 
Je vais donc me coucher, il est déjà dix heures (waw super tard ce soir!), demain si je peux marcher je me lève tôt pour voir un peu le glacier Grey, dernière branche du W avant de prendre le bateau dans l'apres-midi.


- Quatrième jour : vue sur le glacier
10km environ, 3 heures, temps couvert, beaucoup de vent très froid. 

Après une nuit plutôt ventée dans le camps de Paine Grande, je me suis levé tôt pour aller voir le glacier avant de prendre le bateau. Étant pas mal fatigué et ayant les jambes plutôt lourdes, j'ai eu envie de prendre le bateau en début d'après-midi. Je me suis donc levé a 7h pour avoir le temps d'aller voir le glacier depuis le mirador le plus proche. C'est a dire a environ une heure et demie d'ici. 
La matinée était plutôt fraiche, comme la nuit d'ailleurs, on sent qu'on s'est rapprocher du glacier. Il a été plutôt difficile de le sortir de mon sac de couchage...!! De plus, j'entendais le vent qui faisait fureur dehors. Le camps est sur une étendue très plate au bord du lac, au pied de petites montagnes, et il n'y a aucun arbre. Le vent y est donc très fort!
Le point positif de se lever aussi tôt est qu'on est seul au petit dej et dans les premiers a prendre la route a 8h. On se courait alors comme arrivant dans le premier sur les pistes de ski, tout excite de n'y avoir aucune trace de faites!
Je me suis donc fait trois heures de rando dans cette matinée bien fraiche. Une heure et demi aller et pareil retour, pour voir a quoi ressemble le glacier Grey. La ballade est très sympa, on marche tout d'abord entre les montagnes sur du plat, puis on longe le lac de bras de mer en bras de mer (enfin bras de lac en bras de lac). A vrai dire a chaque fois on croit arriver, en montant la colline mais il y a un autre bras. Ça parait un peu long avant d'arriver a une falaise donnant une vue sublime sur le lac et sur le glacier qui le prolonge vers les montagnes. 
C'est assez rigolo car sur le chemin menant au mirador on voit plusieurs petit icebergs bleu perdus seuls au milieu du lac. 
Le glacier Grey est quant a lui impressionnant. Il est immsense, je ne sais pas trop ou il finit, de toute façon j'étais loin de pouvoir en voir la fin. On le voit de loin depuis le mirador, mais c'est sympa d'avoir une vue d'ensemble. Il est assez haut et il y a au milieu de celui-ci une ile. 
Le vent y etait très frais et le temps courrait, j'ai donc fait demi tour. Le chemin continue quant a lui vers le glacier. Il y a un camping payant et un gratuit après, donnant juste sur le glacier. Le chemin continue également après ceux-ci pour faire le tour de Torres del Paine. Je me suis moi arrête ici car j'étais déjà très content de ce que j'avais vu, et par rapport aux torres et a la vallée francaise, le glacier avait pour moi un peu moins d'interêt, de plus, j'allais voir celui du Perito Moreno, bien plus grand!
J'ai donc fait demi tour, et ai commence a cogiter sur ce que j'avais fait pendant ces quatres jours. Mais c'est surtout sur le bateau, sur le lac donnant la vue sur tout le parc avec du retrait que j'ai réalisé ce que j'avais fait. 
L'ambiance a l'attente du bateau est assez sympa. Tout le monde est creuvé, avec de grosses cernes, sales, mais avec un sourrir énorme, silencieux. Seuls les gens venant y passer la journée ou seulement une nuit passent leur temps a faire du bruit pendant que ce qui ont fait le W ou les plus courageux qui on fait le tour complet, se remémorent calmement ce qu'ils ont vécu. 
Le paysage depuis le bateau aide don beaucoup a ça. On quitte Paine Grande, avec la vue sur les montagnes. On passe devant la vallée francaise et le Cuernos qui etaient aujourd'hui bien couvert, puis on arrive devant la grande montagne cachant les torres. On prend alors le bus qui lui continue sa route vers les torres pour prendre les dernières personnes devant la dernière entrée (celle que j'ai pris le premier jour). 
Dans le bus, j'ai regardé mes photos avec un œil assez fier. C'était mon premier treck de plusieurs jours et j'étais vraiment content d'avoir réussi a le faire, même si j'avais mal au pieds, mal au dos, aux hanches... Et avais eu plusieurs fois l'envie d'abandonner. 
Les trecks permettent certes de faire du sport et de voir de belles choses qu'on ne voit pas en voiture, mais ils permettent aussi de se connaitre mieux. On se pousse au bout, on rencontre ses limites et on apprend a maitriser ses efforts et a savoir ce qui nous permet de continuer même quand on en peut plus. 
Bien sur Torres del Paine est le passage obligatoire quand on voyage au Chili ou en Argentine. Mais pour ceux voulant le laisser de cote, ou faire juste un treck d'une journée, je leur dit que c'est ici au contraire L'endroit ou s'attarder pendant leurs vacances. Le parc est unique au monde. Les montagnes ont des formes qu'on ne retrouve nul part et qui datent de 12 millions d'années. Le treck W n'est de plus pas si dure a faire que ça je pense au final, bien qu'on galère a certains endroits, mis c'est ça la rando. 
Bref, si vous aimez la rando ou si vous passer dans le coin, c'est l'endroit a ne pas louper, avant toutes autres villes des deux pays!

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